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Discours du 17 août 2019  

Discours du 17 août 2019  

Il y a 75 ans, Sainte-Anastasie était libéré par l’Armée des Etats-Unis d’Amérique et plus précisément par les jeunes boys du 15ème régiment de la 3ème division d’infanterie, l’unité la plus décorée de l’armée américaine.

 Aujourd’hui, seuls les plus anciens du village se souviennent de ce jour mémorable qui a profondément marqué leur jeunesse.

(Je pense à Edouard BRUN, Lucien SAUZEDE, René JACOLOT, Roger MARTIN, Albert VENTRE, et d’autres qui nous ont quitté….)

 Sainte-Anastasie n’était bien sûr qu’une brève étape de la longue bataille qui encore parcourait le monde, mais ici c’était le 1er jour d’une liberté retrouvée.

 Dès le 6 juin 1944, un vent nouveau soufflait sur la France. Cette fois, les états major alliés avaient retenu les leçons de l’histoire. Ils savaient enfin que depuis Jules César, il était toujours compliqué de débarquer, « de passer de la mer à la terre ».

Hantés de revivre Gallipoli aux Dardanelles lors de la 1ère guerre mondiale ou le désastre de Dieppe, le 19 aout 1942, ils avaient réagi cette fois en véritable chefs de guerre.

Aussi, comme en Normandie, le débarquement de Provence fut mené « manu militari ».

L’opération Dragoon déferla le 15 août sur nos côtes varoises tel un véritable ouragan venu d’Afrique et d’Italie.

C’était une armada de 400 000 hommes dont 250 000 militaires français sous les ordres du Général De Lattre de Tassigny, c’était un millier de bâtiments militaires, 3 000 avions qui balayèrent l’armée d’invasion allemande, valeureuse, mais affaiblie et démoralisée.

En quelques jours le Var était libéré.

Ce fut comme le 6 juin, un succès stratégique et politique :

  • En Normandie le Général de Gaulle avait été accepté par les français. Ici en Provence, la France avait payé l’impôt du sang. Elle avait désormais acquis sa place à la table des vainqueurs par sa participation active à la libération de son territoire.

 Mais ici à Sainte-Anastasie, en ce 17 août 1944, ce sont nos alliés de toujours, les Etats-Unis d’Amérique, qui ont paraphé notre liberté retrouvée.

Rendons aujourd’hui hommage à ces jeunes soldats venus de si loin donner leur vie pour libérer notre sol natal.

Comme leurs compagnons de combats venus de par le monde, ils ont mérité notre reconnaissance éternelle, ne les oublions pas.

 Et puis aujourd’hui, 75 années plus tard dans ce long combat pour notre liberté qui n’en finit pas, ayons une pensée particulière pour tous ceux qui au Moyen Orient, en Afrique ou ailleurs, offrent leur vie pour nous protéger et préserver nos libertés de nos valeurs républicaines.

 Rendons ce même hommage à tous ceux qui se battent sur notre territoire et hors de nos frontières. Ils marquent le quotidien de notre longue histoire. Leurs sacrifices souvent anonymes ne doivent pas marquer que nos simples émotions médiatiques et éphémères.

Aussi, devant les représentants des anciens combattants, des militaires de nos armées, des membres ou anciens membres des forces spéciales, dont aujourd’hui les commandos marine et notamment du commando HUBERT, je vous propose une pensée particulière pour des compagnons disparus récemment au Burkina-Faso : Alain BERTONCELLO et Cédric De PIERREPONT.

Puissent leurs sacrifices rester en nos mémoires comme ceux de la souffrance de leurs familles et de leurs proches.

Que tous nos morts pour la France restent le symbole fort et impérissable de nos espoirs de paix et d’amitié.

Et que vive la France.

 

Jean-Pierre MORIN  

 

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